
a review by Aetherys117

a review by Aetherys117
DURARARA !! SAGA COMPLÈTE
Je vous propose ici un TL DR car cette critique risque d'être une des plus longues que j'ai jamais pondu. Il y a quelques éléments que je n'ai pas pu caser dans ma critique que je vous pose dans ce TL DR, d'ailleurs !
CHOSES À RETENIR SI TU HÉSITES À TE LANCER DANS DURARARA !!
Très OVNI dans son aspect, il possède une narration tentaculaire avec beaucoup de personnages. Chaque épisode développe selon le point de vue d'un de ces personnages. Il mélange le surnaturel, l'action et la comédie avec brio et est clairement un immanquable. Il y a en tout 60 épisodes.
L'anime est découpé comme ceci : la saison 1, et la saison 2 découpée en 3 parties que sont Shou, Ten et Ketsu. Le seul OAV que je vous conseille de regarder est l'épisode 25 !
FIN DU TL DR.
Durarara est un anime sorti en 2010 fait par les studios Brains Base (Baccano !, My Teen Romantic Comedy SNAFU) Fait par le même auteur que Baccano !, il reprend le même concept de narration et y fait de nombreux clins d'œil.
Dans la ville effervescente d'Ikebokuro, de nombreux personnages font leur entrée sur la scène. Sans le savoir, chacun d'entre eux va se retrouver impliqués dans une série d'événements aussi loufoques que surnaturels.
Qui est cette motarde sans tête dont la moto ne produit aucun son ? Quel secret cache le jeune Mikado, jeune lycéen découvrant Ikebokuro, une ville vibrante d'une énergie qui lui était jusque là inconnue ? Et pourquoi diable ce barman s'énerve t'il contre un certain Isaya, en lui jetant des distributeurs dessus ?
Mêlant phénomènes surnaturel et affrontements entre gangs, mêlant fiction et réalité, ordinaire et extraordinaire, cette saga de 60 épisodes vous fera entrer dans un véritable maelström scénaristique. Touchant le réel comme l'irréel, vous découvrirez, au grée des épisodes, une immense fresque de personnages tous plus attachants les uns que les autres.
Car oui, Durarara a plusieurs particularités assez peu communes :
// UN RÉCIT TENTACULAIRE ? N'OUBLIEZ PAS VOTRE FIL D'ARIANE ! //
La narration dans Durarara est somme toute spéciale: Au lieu de proposer un MC avec une galerie de personnages secondaires orbitants autour de lui, ici vous allez suivre beaucoup de personnages. VRAIMENT BEAUCOUP. Sur le coup, cela pourrait surprendre, voir même décourager certains. Et pourtant ce serait dommage, car même si chaque personnage bénéficie d'un traitement et d'un développement vraiment poussé , ce se fera toujours sans nous amener à l'écœurement.
Au lieu de suivre UNE grande intrigue commune à tout les personnages, vous les verrez essentiellement avoir leur propre ligne directrice, suivant leur fils. Cette narration en spirale amènera à une convergence des différentes sous intrigues pour conclure l'histoire.
Durarara décide donc d'appliquer, sur ses 2 saisons, un dénouement façon sac de nœuds : tout les personnages sont, et seront, à un moment clé dans l'histoire, liés. Au début, tout paraîtra confus, mais au fur et à mesure que le sac se démêle, tout paraît alors clair, limpide.
Burlesque, non ? Dans une ville gigantesque Comme Ikebokuro ,ça en devient presque ridiculement drôle de voir comme le monde est petit dans cet anime.
Pourtant c'est ce qui donne, à mon sens, une des plus belles trouvaille scénaristique que j'ai vu. De façon subtile et grâce à un travail titanesque, on retrouve d'une certaine manière l'aspect bouillonnant et grouillant d'une véritable ville, mais dans un anime.
Tout ces personnages, gravitant les uns autour des autres, sans même le savoir parfois, donne une dimension très touchante aux différentes aventures que vont vivre chacun d'entre eux. Unis sans même s'être véritablement rencontrés, dont les fils du destin ne cessent de s'entre-croiser, dans des histoires mêlant l'ordinaire à l'extraordinaire. C'est ça, la beauté de Durarara.
// CONFRONTATION DES GENRES ? QUAND FICTION ET RÉALITÉ S'ENLACE ! //
Durarara, ce n'est pas juste une œuvre au scénario bordélique mais diablement appréciable. C'est aussi un cocktail improbable de plusieurs genres foutrement efficace.
Nous posant dans un univers où la réalité bien réelle est omniprésente, certains éléments surnaturels et mystiques viennent se glisser ça et là, dans cette ville où tout paraît si banale. Alternant le genre du thriller par moment, à nous narrer des combats internes entre plusieurs clans de mafieux, luttant pour garder le contrôle. Des moments de belle comédie sont bien évidemment à prévoir, surtout quand vous aurez découvert le casting improbable que vous allez observer durant 60 épisodes !
Niveau musical, là aussi on touche à un véritable melting pot, mêlant jazz, duo piano et flûte, musiques halloweenesques comme inquiétantes... La musique est le reflet même de savant mélange des styles que tente Durarara !!
Les openings et endings sont génial, j'ai personnellement un grand coup de cœur pour l'opening 3 et 4 (Celui de Shou et Ten, donc) et je reste fan du premier ending ❤️
Durarara, c'est donc un grand mélange, mais c'est aussi des combats, de l'amour, du drame ainsi que....
De la philosophie !
// DURARARA, SE QUESTIONNER SOI MÊME EN QUESTIONNANT L'EXTRAORDINAIRE //
Par le biais de ses nombreux personnages, différentes facettes complexes nous sont alors dévoilées. Chacun d'entre eux souffre intérieurement d'un problème social, chacun a un questionnement, une lutte intérieur qui s'ajoute aux événements dont ils sont victimes.
Même les personnages les plus surnaturels se retrouvent face à des problèmes très humains. Le personnage de Celty, la Motarde Sans Tête a un but pur et simple, mais aussi un questionnement profond de "Comment être humain ?"
Le personnage de Mikado est sûrement l'un des plus intéressants car son rapport au banal comme à l'irréel est très bien développé. Dans son envie d'être quelqu'un et de devenir un mythe, il se retrouvera très vite en plein questionnement sur le sens même de son existence.
(ZONE SPOIL SUR LE PERSONNAGE DE MIKADO)
Le personnage de Mikado est le plus incroyable et le plus touchant des personnages que j'ai pu voir. Tout part du réseau des Dollars qu'il a créé il y a longtemps. Ce réseau prend une telle ampleur qu'il perd pied avec la réalité une première fois, chose dont il a toujours rêvé. Car sa volonté d'aller en ville ne vient que d'une chose: Mikado HAIT le banal. Il ne le supporte plus. Alors, quand il fait la rencontre de Celty pour la première fois, il se sent fasciné, aimanté par cette vibrante fiction qu'il envie tant. Quand il effectue le premier rassemblement des Dollars, il se rend compte de sa puissance, mais aussi et surtout de la marque bénéfique qu'il pense laisser sur cette ville. Mais la réalité le rattrape, et malgré le fait qu'il puisse flirter avec quelques événements surnaturels, il refuse d'accepter que sa place est pourtant bien là, ancré dans un quotidien de lycéen.
Le personnage de Mikado est un véritable reflet sur beaucoup de gens, je pense. Sur moi, par exemple. Accepter que la réalité puisse être un long fleuve tranquille n'est pas chose facile, quand de nos jours on nous vend en permanence des fictions incroyables ainsi que des mondes lointains. On aimerait, nous aussi, vivre de grandes aventures, car dans un sens, nous aussi avons déjà rencontré Celty.
Celty, c'est l'appel de l'aventure dans une fiction. Dans un monde imaginaire. Qui ne nous sera jamais accessible.
Quand Mikado se rend compte, via de nombreux dialogues et révélations, que sa place ne pourra jamais être dans les contes et légendes, il se prépare à s'ôter la vie, prêt à se réfugier dans son dernier rempart : une vie après la mort. Le plan final où il se réveille, accompagné du plus important à ses yeux, m'a fait lâcher ma larme, car au delà d'avoir retrouvé ses amis, il retrouve surtout pied avec la réalité.
(FIN DE LA ZONE SPOIL MIKADO)
Dans Durarara, chaque personnage possède au minimum un épisode ou il sera narrateur. Certains n'hésitent pas à briser le quatrième mur, quand d'autres posent de véritables fenêtres de réflexion extérieur sur d'autres personnages.
La question du but à avoir dans une vie, la remise en question d'une lutte pour laquelle on vit depuis des années, savoir ce qu'est l'amour quand on est introverti, se demander si l'on préfère une vie tranquille à une vie mouvementée...
Tout ces questionnements trouve différentes réponses, apportés par chacun des différents narrateurs au long de l'histoire. Ces voix off permettent d'apporter une touche de réflexion profonde et de varier les effets de mises en scènes en fonction de l'humeur des dites voix off.
L'animation est franchement bonne et reste très stable sur les 2 saisons, on pourra reprocher quelques visages mal faits, mais les combats sont très fluides et dans l'ensemble je n'ai rien eu à reprocher à l'ensemble.
Il m'est compliqué de traiter CHAQUE PERSONNAGE UN À UN, tant il y en a... Je ferai donc un commentaire ou deux sur les personnage qui méritent un traitement aussi, sinon personne aura la foi de tout lire. Je pense parler notamment de Shizuo, de Izaya, de Anri peut être, et sûrement de Shinra (pire perso de la série selon moi)
J'espère vous avoir convaincu de regarder Durarara, qui a été une véritable surprise pour moi. Je ne m'attendais pas à un tel OVNI, et même si certains éléments sont assez maladroits (Le personnage de Shinra notamment, un certain moment de creux dans la S2 avec un format 36 épisodes peut être un peu trop gros...) j'ai été ému par son final et j'ai toujours adoré suivre chaque personnage, ne sachant jamais où ça allait mener.
Car s'il y a bien une chose que Durarara vous apprendra, c'est qu'il faut faire attention à l'extraordinaire, car il devient vite banal.
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