Une histoire certes bateau mais qui réussit à avoir son identité pure et de nouveaux éléments pertinents pour un shonen
Jujustsu Kaisen est l'histoire de Yuji Itadori, un étudiant lambda qui se voit condamné à mort suite à la cohabitation dans son propre corps de lui même et de Sukuna, le fléau le plus puissant de l'histoire. Il se verra sauvé et prit sous l'aile de Gojo Satoru l'exorciste le plus puissant de nos jours.
note : je parlerai énormément des personnages et de mon point de vu sur ceux ci car ils sont pour moi l'essence du manga éclipsant beaucoup la trame.
L'histoire est prenante malgré la trame vu et revu. Ce qui donne toute l'essence de Jujutsu Kaisen c'est ses personnages, leurs pouvoirs et les sujets qui sont abordés. Les personnages sont tous développés, intéréssants et ont une pensée propre. Les pouvoirs sont d'une complexité étonnante et les sujets égalemment.
Le style de dessin est original, un style propre à Gege Akutami qui rend l'histoire encore plus intéressante. Des traits parfois travaillés et super détaillés contrebalancé par des traits grotesques et des planches "goofys" ajoutant une touche d'humour et de relâchement. Les décors sont beaux et détaillés et le japon est parfaitement reconstitué.
Le personnage principal est au départ peu intéressant, il est le cliché d'un étudiant rentrant dans une école d'exorciste (ou de mage par exemple). Relativement faible et ignorant de tout il en est même parfois un peu irritant. En revanche, son développement est surprenant et vachement intéressant malgré une mise de côté pour d'autres personnages et des powers ups assez soudain argumentés par des flashs backs.
Gojo lui, est et restera sûrement mon personnage favoris tout œuvre confondu. Il est l'écriture presque parfaite du personnage broken et atteint ce que je rêve de voir pour beaucoup d'autre.
Le personnage est au premier abord très cliché, le plus puissant qui fait ce qu'il veut parceque personne ne l'atteint mais est en réalité d'une complexité géniale.
La question du "plus fort" est sans cesse remis en cause à travers Gojo jusqu'à se poser des questions sur son humanité même et sa place au sein d'une société ou personne ne peut le comprendre car personne n'aura jamais son niveau. Des questions et des dilemmes que l'auteur posent à ses personnages et montre une face de Satoru qu'on ne peut s'imaginer au début de l'oeuvre.
"Es-tu le plus fort parce que tu es Satoru Gojo ? Ou es-tu Satoru Gojo parce que tu es le plus fort ?" est l'exemple parfait de la profondeur du personnage.
Son pouvoir lui, est divinement simple et complexe à la fois. Il ne possède que 6 pouvoirs différents mais tous sont complets et dur à comprendre.
Sukuna également rejoint Satoru sur son écriture. Décrit comme le plus puissant des fléaux il est peint au début de l'oeuvre comme arrogant, égoïste et finalement l'antagoniste cliché tout puissant et plein de méchanceté. C'est au fur et à mesure de l'histoire que l'on comprends Ryomen, il n'est pas méchant pour être méchant. Il est le personnage le plus lié à Satoru sur de nombreux points et sa vision du monde est la plus logique possible. "Sukuna ne se vante pas qu'il est le plus fort et ne prends pas de plaisir à simplement tuer et mépriser ce qui est plus faible que lui, il est simplement plus fort et il le sait. Il considère le niveau des autres comme ils le sont réellement par rapport à lui, c'est à dire plus faible." Il atteint également les questions posées sur Satoru sur le rapport de puissance mais prends un parti diamétralement opposé à celui ci.
Perso, j'ai réellement aimer JJK, malgré l'histoire peu enjaillante sur le papier. C'est vrai ça reste les gentils contre les méchants. L'histoire est complexe malgré ça et bien écrit. Beaucoup de personnages méritent un détour comme Toji, Megumi, Yuta, Maki et Geto qui sont pour moi des piliers de l'oeuvre. Malheureusement la fin reste largement à désirer et beaucoup d'éléments ne sont pas réalistes vis à vis de ce qui a été construit. Je comprends le dégout et les gens déçus de l'oeuvre une fois sa fin amené mais les personnages sont pour moi le plus important dans un oeuvre et celle ci à réussit à me marquer.