Most of people love projecting their moral barometer onto anything and everything in a constant state of despair trying to reassure themselves with a flattering self-image: just righteous ethical in thinking of themselves as "good people"
But it's a thing that make me sick with those shallow takes like "bullying is bad" "manipulating someone’s feelings is bad" "so forgiveness can’t be granted"
Even though the story is about conditioning and forgiveness through understanding the causes. Takopi is a being foreign to human suffering who gradually discovers how it is born and comes to forgive humans because he sees that this suffering doesn’t come intrinsically from them. He lives each life interacts with others and understands the reasons behind evil. He understands why children can come to commit suicide
He is a being who transcends the very notion of good and evil, with no moral compass the concept is almost alien to him. For him evil is whatever causes human suffering. He discovers another kind of evil by transforming into a human for the first time ; remorse, though pain, bloodshed, screams, torn or bluish flesh, paralysies, vomiting and of “touching very hard”
The work clearly shows how children are affected by their parents’ vices Marina’s mother blames her and lashes out at her because of her father’s faults Marina replicates this pattern with Shizuka, Shizuka seduces Hazuma just as her own mother did with Marina’s father, Hazuma in turn is emotionally neglected the perfect “father” in this context inclined to idealize the maternal figure a textbook case of the Oedipus complex convinced that only one person will one day give him the love and validation he never received.
And I won’t even get into the logic of the timelines because, to understand what the work is explicitly showing a 10-year-old child does not naturally develop murderous urges we have to understand that yes, timelines is a thing in Takopi.
Each character retains traces of the previous timelines Marina with her obsession to kill Shizuka to be happy, Hazuma with his love for his brother, Shizuka with the memory of Takopi
In short Takopi is the story of a society like all the adults in the work that ignores children’s pain in order to better blame them for its own failings.
Les gens aiment projeter leur baromètre moral sur tout et n’importe quoi, dans un désespoir constant de se conforter dans une image flatteuse d’eux-mêmes : juste, droite, éthique, en se considérant comme des « bonnes personnes ».
Mais qu’est-ce que ça me donne la gerbe, avec ces analyses limitées à des platitudes du type « harceler, c’est mal », « manipuler les sentiments de quelqu’un, c’est mal », « elles ne méritaient pas que Takopi se sacrifie pour elles, donc le pardon ne peut être accordé ».
Alors même que l’histoire parle littéralement de conditionnement et de pardon à travers la compréhension des causes.
Takopi est un être étranger à la souffrance humaine, qui découvre peu à peu comment elle naît, et qui en vient à pardonner les humains parce qu’il est témoin que cette souffrance ne vient pas intrinsèquement d’eux.
Il expérimente chaque vie, interagit avec les autres, et comprend les raisons du mal. Il comprend pourquoi des enfants peuvent en venir au suicide.
C’est un être qui dépasse la notion même de bien et de mal. Il n’a pas de compas moral ; cette notion lui est presque étrangère. Pour lui, le mal est la gène de l’humain. Il découvre le mal en se transformant pour la première fois en humain : le remords, les songes, la douleur, les effusions de sang, les hurlements, la chair déchirée ou bleutée, la paralysie, le fait de vomir et de « toucher très fort ».
L’œuvre montre clairement comment les enfants sont affectés par les vices de leurs parents. La mère de Marina la blâme et se déchaîne sur elle à cause des fautes de son père, donc Marina reproduit ce schéma sur Shizuka. Shizuka séduit Hazuma comme sa propre mère l’a fait avec le père de Marina. Hazuma, lui, est émotionnellement négligé, le parfait « père » dans ce contexte, enclin à idéaliser la figure maternelle avec un très bon exemple du complexe d’Œdipe : persuadé qu’une seule personne pourra un jour lui donner l’amour et la validation qu’il n’a jamais reçus.
Et je ne vais même pas aborder la logique des timelines, pour comprendre ce que l’œuvre montre explicitement, faut-il déjà admettre qu'il y a des timelines et entendre que : une enfant de 10 ans ne développe pas naturellement des envies de meurtre.
Chaque personnage conserve des traces des timelines précédentes. Marina avec son obsession de tuer Shizuka pour être heureuse. Hazuma, avec son amour pour son frère. Shizuka, avec le souvenir de Takopi.
Bref, Takopi, c’est l’histoire d’une société, comme tous les adultes dans l’œuvre, qui ignore la douleur des enfants pour mieux les blâmer de ses propres fautes.
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