

Note : "Faseille", du verbe "Faseyer", signifie une voile qui vole au vent, c'est à dire qu'elle se dégonfle, ce qui gêne et ralentit le bateau.
J'avais mis ce film dans ma watchlist bah je sais plus trop pourquoi, sûrement car un anime sur le fameux roman de Carroll proposerait sûrement quelque chose d'assez différent des deux gros médias par lequel la majorité connaît l'histoire (les films, animé et en prise de vue réelles, de Disney).
Au début, ça commence bien. On suit Lise, une jeune adulte qui galère à chercher un emploi. Elle a des amies, les voit, et déstresse en jouant à des jeux mobiles de con la nuit. Bon d'accord. Je relate en partie.
Suite à la mort de sa grand-mère, un parc autour d'Alice va être construit, et Lise est un peu la "bêta testeuse" du projet. Mais ses lunettes virtuelles la conduisent dans un monde merveilleux, elle rencontre un lapin... et voilà vous connaissez la suite.
La surprise ici, c'est que Lise n'est pas Alice, elles sont deux personnages différents. Elles se rencontrent et elles vont parcourir ce monde ensemble.
Le premier problème du film selon moi, c'est : où est la merveille ? Sans déconner, le film n'est pas moche, c'est assez joli... mais où est la fantaisie dans tout ça ? Si vous avez lu le roman, je pense que vous visionnez des paysages complètement fous, du jamais vu. Là c'est plat, pour les mecs la fantaisie c'est la forêt à perte de vue, où sont les bâtiments non euclidiens ou les couleurs bariolées. Ca n'utilise même vraiment pas sa condition de film, non ironiquement, tu pourrais presque voir ça sur un anime sur Netflix.
Mais en plus de ça le fond n'aide pas. C'est NUL. Le roman de Carroll est adapté au monde actuel... donc par exemple la chenille est une influenceuse beauté qui bouffe des feuilles pour être belle et récolter des likes. Génial... On est sur de la sacrée subtilité ! Humpty Dumpty qui est un chef de resto abusif, on est dans Digimon Adventure ou quoi ? Sérieux, c'est du vu et revu, du cliché, ça veut trop être profond mais ça marche pas.
Le pire doit être la relation entre Lise et Alice, elles passent les 3/4 du film ensemble et pourtant elles semblent si distantes, y a pas d'alchimie, de discussion. Limite elles sont là en touriste. Je pense que le plus drôle c'est que Lise commence à parler de sa grand-mère genre super tard en 1h de film... wouaw. La partie du procès, c'est le sommet de la bêtise de ce truc.
Après j'avais pas vérifié qui était la scénariste... la meuf a écrit Aikatsu Stars (énième série d'idols à chier) et les films Digimon Adventure tri, dont la mauvaise qualité n'est plus à prouver. Buddy Daddies devait sûrement être un miracle...
Donc une production indigne de son format donnant un résultat revu et inimaginatif, un fond absolument mauvais qui ferait passer un spot anti drogue du gouvernement pour du Baudelaire, bah ça donne un mauvais film. Dommage, je partais confiant car j'étais content de voir un film d'animation japonais au cinéma.
Un petit mot sur la VF qui est vraiment bien, Lila Lacombe ma bestie qui est très bien en Lise, Michel Dodane que je trouve drôle sur la Chenille (je l'avais pas reconnu), Sébastien Desjours sur Tweedledum et Tweedledee (pas reconnu non plus) et Féodor Atkine qui est très bon sur le Chat du Cheshire.
Déçu que l'année 2026 pour l'animation commence avec un mauvais film, mais déjà pour la japonaise on a des projets prometteurs (All you need is kill, Gundam Hathaway 2, le film de Taniguchi, le film Made in Abyss, le film Madoka (ENFIN)), et je ne compte pas ceux de 2025 qu'on aura en France cette année comme le film d'Hosoda. Ce n'est j'espère qu'une mauvaise passe et qu'on sera bien surpris pour 2026 !
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