Il était évident qu'une "adaptation" (ré-imagination) de Blade Runner en anime par le réalisateur Shinichiro Watanabe (Macross Plus, Cowboy Bebop...), serait une tuerie, mais honnêtement il a dépassé mes attentes.
Blade Runner Blackout 2022, qui sert de prologue au long métrage Blade Runner 2049, contient 15 minutes de personnages à la ligne stoïque, de scènes de combats qui valsent et, comme c’est toujours Blade Runner, de riffs philosophiques sur l’éthique de l’intelligence artificielle.
L'anime se déroule trois ans après le film original, mais quelques dizaines d'années avant la suite. Dans un monde où les gens ont publié une base de données qui les aide à trouver et à tuer les réplicants. Black Out suit deux réplicants dans leur mission de black-out à Los Angeles. Un plan hautement coordonné, que le spectateur ne comprendra que quand il se dévoilera enfin, lorsque les deux protagonistes prennent d'assaut un centre de données tentaculaire avec un camion d'essence volé et un jeu de tir très habile. De cette façon, il n’y aurait pas de fichiers de sauvegarde pour les enregistrements, détruits par l'explosion EMP qu’ils ont orchestrés !
La meilleure partie de ce très court Black Out est la production, c'est beau. Le court métrage conserve le même style visuel unique et le même ton néo-noir que le film, tout en présentant des similitudes avec d’autres animes cyberpunk comme Ergo Proxy. (Ce qui n'est pas vraiment étonnant vue que c'est Watanabe qui a fait le storyboard d'Ergo)
Ce qui rend cet anime encore plus captivant, c’est que, même s’il est connecté à l’univers Blade Runner, il reste un récit indépendant et captivant, racontant timidement la lutte des réplicants qui ripostent contre le traitement inhumain que leur fait subir l’humanité.
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