Un chef d'oeuvre de violence, de sexe et de psychologie.
L'oeuvre original de Go Nagai, "Devilman", était deja incroyable, donc lorsque l'on y combine l'univers et l'ambiance de l'animation de Masaaki Yuasa, on obtient un chef d'oeuvre au sens littéral.
Court resumé
L'histoire nous plonge dans un japon moderne, on l'on suit l'histoire d'Akira Fudou, jeune adolescent pleurnichard qui vit chez son amie, Miki. Lorsque le meilleur ami d'Akira, Ryou Asuka, revient d'un voyage, ce dernier apprendra a notre héros l'existence de démons qui ont la capacité de prendre le contrôle et de fusionner avec les humains. Ces démons ne sont visibles que lorsqu'ils fusionnent avec des humains, ce qui les rend particulièrement dangereux.
Ryou emmène donc Akira a un sabbats ou des humains tentent d'invoquer des demons pour se faire posséder par ses derniers, car des rumeurs racontent que ceux qui fusionnent avec des démons et qui arrivent à prendre le dessus deviennent des êtres surpuissants. Malheureusement, ce rite ne se passera pas comme prévu et Akira se retrouvera possédé par Amon, le plus puissant de tous les démons, mais il réussira a prendre le contrôle. Akira deviendra donc un Devilman, un être mi-homme, mi-démon.
Un début qui effraie
Pour beaucoup de personnes, l'animation et l'omni présence du sexe et de la violence dans Devilman Crybaby sont des choses qui les dérangent beaucoup. Et il est vrai que j'étais moi même une de ces personnes, j'ai du regardé le premier épisodes au moins 3x avant d'apprécier la série et de pouvoir le continuer. En effet, Devilman Crybaby possède une animation très particulière (qui en fait sa force par ailleurs) mais la premiere fois qu'on y fait face elle peut être très dérangeante.
Le sexe et la violence sont en effet des éléments très présents dans cet oeuvre, mais là où c'est appréciable, c'est qu'ils contribuent a l'ambiance très "crue" de la série. Le sexe est intégré a l'anime dans un objectif de choquer, et non de faire plaisir au spectateur, comme on pourrait le retrouver dans beaucoup d'oeuvres de la jap-animation avec le fan service. Et la violence est aussi très présente mais bon, elle est si bien amenée que la trouver dérangeante serait synonime de ne pas avoir compris l'oeuvre que Go Nagai et Masaaki Yuasa nous ont offert.
Donc pour les personnes qui ne l'ont jamais vu et qui souhaiteraient le voir, ne vous laisser pas intimider par les premiers épisodes, et forcez vous s'il le faut, vous ne le regretterez pas.
Aucune limite
En effet, cette anime n'a vraiment aucune limite, ce qui permet des explorations de la psychologie humaine très profonde sans pour autant être bateau. Cette absence de limite fait reflet a la présence de violence crue et de sexe, qui se permettent d'être presents grâce a cette dernière.
Une fin digne des plus grandes histoires
La fin de Devilman Crybaby est une fin incroyable, dans tous les sens du terme, je ne suis pas ici pour spoiler qui que ce soit, mais les personnes ayant vus ce chef d'oeuvre comprendront. La fin de l'anime conclue tout, sans laisser de doute, et nous apporte des théories sur le bien et le mal, sur ce qu'est Dieu et Satan et sur la nature de l'humain, enfin bref, une fin qui boulverse quoi.
Un travail de malade
L'adaptation du manga original de Go Nagai est signé studio SARU et dirigé par Masaaki Yuasa, un dieu de l'animation a mes yeux. On retrouve Kensuke Ushio à la musique, qui avait aussi produit les musiques de A Silent Voice, et autant vous dire qu'il a aussi fait un travail incroyable sur Devilman Crybaby, car les OST correspondent parfaitement à l'ambiance qu'instaure la série.
Mention spécial au freestyle de l'épisode 7
Lors de l'épisode 7, on a le droit a un vrai freestyle de la part de personnages secondaires, et je ne pouvais pas ne pas le mentionner, tellement il est bon: