« The Summer When Hikaru Died » — a read without any particular expectations, sitting on the train with every other scan page loading slowly. I was expecting a typical BL (Boys’ Love) story, and I was surprised to find an echo of "Éclat d’Âme", which, though lacking subtlety, already possessed that beautiful expressive art style and dreamlike quality; a dreaminess that borders on the nightmarish in this work. I read this nonsense very quickly as an allegory of homosexuality through the lens of infantile desire. Not knowing much about the mangaka, I have no intention of passing judgment, but whether explicit or not, the subtext of the work is a pure delight to analyze.
Honestly, I love the panels, and I won’t lie—the linework here and there is wildly pleasing to the eye. I wouldn’t say it’s refreshing or exceptional, but as someone who suffers from recurrent anxiety attacks, I find that these explicit drawings capture those states very well, alongside the general “overthinking,” the sensation of suffocation, invasion, lack of air, the feeling that something surrounds us, sticks, then fuses with our flesh—the miserable state of being at the mercy of words that do not belong to us, viscous and sticky to the mind like the grease of a necrotic corpse of oneself. If the story itself won’t convince you, what can be said about the panels that accompany the mangaka’s linework? The placement of the speech bubbles, which are fully integrated into the panel? The scene? The lives of the characters? I am someone with severe social anxiety, and if to you this virus and bubble placement looks like a rough draft, for me it is my everyday life. The people I encounter daily are Hikaru dead in my eyes, all those bubbles are their voices oppressing me. This is how I realized the beauty of this manga: the “show don’t tell” is perfect to the point that anyone who has ever experienced this silent pressure will see it illustrated for the first time. Their arrangement contributes to the panel, even the characters themselves, and doesn’t just look like an image slapped on the side that doesn’t hide the art too much.
In my reading, Hikaru is the one who carries the parasite, often depicted in a near-pathological heterosexuality—ironically, he is obsessed with it from a young age and dies from it in a perfectly absurd way. If it isn’t explicitly shown through scenes of frustration or repression, there are at least some codes present, especially in relation to his childhood friend. The moments showing memories of a “normal” Hikaru are often tied to passages where he talks about his attraction to women. This hideous, terrifying, yet pleasurable thing inside him that spreads and makes him fall in love—this parasite—is exactly how homosexuality is perceived: “an internal anomaly,” a contamination that must not be revealed, which only appears and explodes in intimate moments shared emotionally with someone, and even then remains deeply shameful. Hikaru stops being normal the moment he stops thinking about women and instead thinks about his best friend—to the point of feeling like he is dying.
« The summer when Hikaru Died », une lecture sans aucune attente particulière, assise dans le train avec une page de scan sur deux qui se générais: je m’attendais à un bl classique » et j’ai été surprise de retrouver un écho « d’Éclat d’Âme » qui a défaut de la subtilité possédait déjà ce joli dessin expressif et ce côté onirique ; onirisme qui relève du cauchemardesque dans cette œuvre car j'ai lu ce charabia très rapidement comme une allégorie de l'homosexualité dans l'interprétation d'un désir infantile. Ne connaissant pas plus que ça le mangaka, je n'ai pas d'intention à décerner à celui ou celle-ci mais que ce soit directe ou non le sous-texte de l’œuvre est un pure délice à analyser.
Très honnêtement j’adore les planches, et je ne vais pas mentir le traits par ci et là est follement agréable à l'œil, je ne dirais pas que c’est rafraîchissant ou exceptionnel mais en tant que personne ayant des crises d’angoisses récurrentes, je trouve que ces dessins explicites très bien ces états, en plus de « l’overthinking » en général, la sensation d'étouffement, d'envahissement, le manque d'air, la sensation que quelque chose nous entoure, colle puis se fuse dans notre chaire, l'état lamentable d'être à la merci des mots qui ne nous appartiennent pas, visqueuse et collante à l'esprit comme le serait la graisse d'un cadavre de nous même nécrosé. Si l’histoire ne serait vous convaincre, que dire des cases qui accompagne le trait de le ou bien la mangaka ? Du placement des bulles de texte faisant intégralement parti de la planche ? De la scène ? De la vie des personnages. Je suis une personne atteinte d’une sévère anxiété sociale et si pour vous, ce virus et ce placement de bulle peut ressembler à un brouillon, pour moi il s’agit de mon quotidien, les gens de tous les jours sont des Hikaru mort à mes yeux, toutes ses bulles sont leurs voix qui m’oppressent, c’est comme ça que j’ai réalisé la beauté de ce manga : le show don’t tell y est parfait, au point de permettre à quiconque ayant déjà expérimenté cette pression silencieuse de la voir illustré une première fois, leur agencement participe à la planche, voire de ses personnages, et ne ressemble pas juste à une image insérer sur un côté qui ne cache pas trop le dessin.
Dans ma lecture, le fait qu'Hikaru est celui qui porte le parasite, souvent dépeint dans une hétérosexualité quasi-maladive, ironiquement, il en ai obnubilé dès son jeune âge et en mourra de manière parfaitement absurde. Si ce n'est pas explicité par des scènes de frustration ou de refoulement ça en a déjà au moins quelques codes en face de son ami d'enfance. Les moments des souvenirs d’un Hikaru « normal » sont souvent liés à des passages où il parle de son attirance pour les femmes. Cette chose hideuse, terrifiante et plaisante à la fois à l’intérieur de lui qui se répand et qui le rend amoureux, ce parasite, c’est typiquement la façon dont est perçu l’homosexualité « une anomalie interne », une contamination, qu’il ne faut pas ressortir, qui n’apparaît et n’explose que dans l’intime sous l’intensité émotionnelle partagé avec une personne et même dans cette intimité elle reste profondément honteuse. Hikaru cesse d'être normal lorsqu'il cesse de penser au femme et pense plutôt à son meilleur ami, jusqu'à s'en sentir mourir.
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